DITENGOU

02 mars 2015

Heureux pédézozos

C’était au congrès d’investiture du candidat du PDG à l’élection présidentielle de 1993. Ici, on reconnaît le camarade Casimir Oyé Mba. Un militant pourtant convaincu à l’époque. Aujourd’hui, l’homme a su reformater sa conscience. Bel exploit !

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Quant à ce spécimen, c’était au cours de la même manifestation qu’il exprimait ainsi sa verve militante. Pour les pauvres militants de l’UN, il est clair qu’ils n’ont jamais eu la chance de profiter de cette joie qui se lit sur son visage. Ce qui montre bien que ce n’est qu’au PDG que Zacharias s’est vraiment senti heureux. Comme le maheureux doit regretter ces instants de vrai bonheur…

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Ces ministres ‘’invisibles’’ et peignes-afro

Lorsque le Chef de l’Etat nomme un ministre, il le fait pour plusieurs raisons. De par son cursus, le promu jouit de qualités qui lui sont propres. D’une manière générale, il est au service du pays.

Mais comme il y a la règle de proximité, cet homme politique qu’est le ministre est originaire d’une contrée, d’un village, d’un département et d’une province. On attend donc de lui un retour d’assesseur sur le plan politique, notamment rallié à sa cause le maximum d’électeurs.

Le message politique qu’il transmet à ses frères du village doit être en cohérence avec la politique générale du Chef de l’Etat et du gouvernement dont il est un membre imminent. Il s’agit pour lui de se rapprocher des populations en lieu et place du président de la République pour traduire en actes le schéma de politique générale émis par le chef de l’Etat.

Pour cela, il doit en toutes circonstances être capable de réunir ses parents et transmettre ce message. Or, de nombreux ministres sont, une fois nommés, coupés des réalités que vivent les populations de leurs contrées respectives. De fait, le ministre est censé être celui qui soulage les populations de sa contrée par des dons, des legs ou des actions ponctuelles lorsqu’il se retrouve avec les « siens ».

En retour, lorsqu’il sollicite le soutien politique de ses ‘’parents’’, il est logiquement suivi. Dans le cas spécifique où il aura été d’un apport régulier et au contact des populations. Dans le même temps, un ministre reste un ministre. Il n’y a pas de ministre pauvre et de ministre riche. Tous, logiquement, ont le même traitement salarial à quelques variantes prêtes.

Ce qui veut dire que, un ministre qui ne veut pas être proche de ses populations, en prenant le prétexte qu’il n’a pas suffisamment d’argent pour entretenir cet électorat, est tout simplement un avare. Dans le septentrion, une ministre est très active et sa présence auprès des siens, est remarquable. Pourtant, elle n’est pas comme certains « riches » du gouvernement, qui brillent par leur avarice.

Ces derniers ont une astuce simple. Ils ont déserté leurs fiefs et se cantonnent à Libreville pour ne pas être régulièrement sollicité par les populations. Et naturellement par leur base électorale. Lorsque par hasard ils se retrouvent dans leurs fiefs, ils ne mettent pas du temps et leur séjour passe même inaperçu.

Certains sont surpris d’apprendre que le ministre était là le week-end. Même les autorités administratives et politiques de leur circonscription sont surprises d’apprendre que le ministre était là. C’est dire combien certains de nos ministres ont horreur de se faire « dépouiller ».

De l’avis d’un bon nombre d’observateurs, « lorsqu’un ministre se conduit de la sorte, c’est qu’il n’est pas sûr de durer au gouvernement ». Il préfère donc faire des économies et préparer sa sortie en étant rassuré par ses économies. Mais, cela ne sert pas la politique du Chef de l’Etat. Au contraire, les populations pensent que le ministre agit ainsi sur instructions de son patron. Ce qui est faux.

Lorsqu’on est avare, on le reste et malgré les avantages pécuniaires, on préfère tout garder et ne pas partager. Une option suicidaire qui à terme, se paie cash le jour du vote. Un ministre invisible, n’est pas populaire et ne connait personne d’autre que son cercle restreint.

Ces ministres sont un peu partout dans le pays. De l’Estuaire en passant par l’Ogooué-Ivindo, le Moyen-Ogooué, le Haut-Ogooué ou l’Ogooué-Lolo, ils plombent la politique du Chef de l’Etat, tout en laissant le soin à leurs collègues du même coin de se charger de soutenir les populations.

Vivement le remaniement pour que ces ministres invisibles soient virés purement et simplement quoi !

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Détournement présumé de 20 milliards de francs: Biyoghe Mba inculpé !

Dans une démocratie qui se respecte, une personnalité républicaine telle que le président d’une Institution constitutionnelle (le CES) ne peut décemment se maintenir à son poste lorsqu’elle fait l’objet d’une procédure judiciaire. Elle doit démissionner !

 L’affaire du détournement présumé de 20 milliards de francs au ministère du Pétrole et des Hydrocarbures de 2010 à 2012 avait défrayé la chronique en 2013. Tant la presse en avait fait les choux gras et tambouriné sur le scoop.

La Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), pour une fois, était allée un peu plus loin dans ses investigations et s’apprêtait à transmettre son rapport au procureur de la République, comme le veut la procédure en matière de constatation des faits de corruption et d’enrichissement illicite.

Puis, après tout ce tambourinage, on a eu le sentiment que l’affaire avait été purement et simplement écrasée. On pouvait le croire dans la mesure où elle mettait en présence des personnalités politiques et il était à craindre effectivement de la part des mis en cause un déballage pour le moins politiquement gênant.

Mais voilà qu’il apparait au grand jour que la Cour des Comptes a inscrit cette affaire à son rôle du mercredi 4 mars 2015, en formation de jugement pour gestion de fait présumée à l’encontre de Paul Biyoghe Mba et Julien Nkoghe Bekale, à l’époque Premier ministre, chef du gouvernement, et ministre du Pétrole et des Hydrocarbures. La formation de jugement est appelée à se prononcer sur le rapport de l’instruction.

La qualification de la gestion de fait retenue par le juge financier indique donc qu’il s’agit de l’argent public. Et non des commissions d’intéressement comme il est, semble-t-il, d’usage dans les milieux pétroliers.

En effet, selon la définition du lexique des termes juridiques, la gestion de fait se définit comme une « irrégularité constituée par le maniement direct ou indirect, par une personne n’ayant pas la qualité de comptable public, de fonds destinés à une personne publique ou extraits irrégulièrement de sa caisse. Son auteur, passible d’une amende pénale, est soumis aux mêmes obligations et responsabilités que les comptables publics ».

Autrement dit, la procédure évoquée ici s’analyse en termes de mise en examen. Et, dans une démocratie qui se respecte, une personnalité républicaine telle que le président d’une Institution constitutionnelle ne peut décemment se maintenir à son poste lorsqu’elle fait l’objet d’une procédure judiciaire.

Dans le cas d’un parlementaire, la levée de son immunité doit être requise sauf à démissionner lui-même.

Sous d’autres cieux, en France par exemple, on a vu le ministre Eric WOERTH, simplement inculpé, démissionner pour se mettre à la disposition de la justice afin de pouvoir prouver son innocence. Il est vrai, dit-on, que comparaison n’est pas raison.

Dans tous les cas, le jugement de la Cour des Comptes est très attendu et fera certainement date en matière de lutte contre l’impunité et le gangstérisme financier.

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150 milliards de FCFA détournés

La Représentation nationale n’oubliera pas de sitôt la déclaration fracassante du ministre des Travaux publics Magloire Ngambia il y a quelques années, au sujet des études initiées par son département ministériel, et dont le marché avait été confié à un cabinet, à savoir que lesdites études n’avaient pas été réalisées mais que l’argent décaissé à cet effet soit 150 milliards de nos francs, avait simplement disparu.

Après le décaissement par le Trésor public des 150 patates, cette manne aura plutôt atterrit dans les poches des individus au lieu de servir pour les besoins de la cause. Au point que le ministre Magloire Ngambia en vienne, lui-même, à avouer à haute et audible voix devant les députés qui l’auditionnaient à ce sujet, que l’utilisation des 150 milliards décaissés est restée sans suite.

Une attitude quelconque de la part du membre du gouvernement qui va irriter les députés, là-bas dans la maison du peuple, ces derniers cherchant à comprendre pourquoi un tel mépris, une telle légèreté sur la gestion des fonds publics.

Des sources dignes de sanctification, il ressort qu’après la signature de l’accord de marché signé par les différentes parties, notamment le ministère des Travaux publics et le cabinet d’études, l’Etat se voyait grugé aussi facilement de la colossale somme de 150 milliards pour des travaux jamais réalisés.

Le plus ahurissant dans cette affaire, c’est que malgré la mise au goût du jour de cette affaire qui devrait conduire à la démission du ministre des Travaux publics dans les démocraties qui se respectent, ni Cour des comptes et encore moins la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) n’ont pas jugé nécessaire de plancher sérieusement dessus et permettre que la lumière soit faite sur la destination finale des 150 milliards de francs détournés des caisses de l’Etat.

Ce, pour couper court aux supputations qui vont bon train autour de cette affaire et qui ne manquent pas d’amener l’opinion nationale à dénoncer une légèreté devenue criarde de la gestion des fonds publics dans le pays par certains responsables de l’administration publique. Non y voir la complicité du ministre Ngambia et le cabinet d’études dont le devis des travaux a permis le décaissement des 150 milliards de francs à l’époque.

Aujourd’hui et alors que le régime de l’émergence est acculé par une opposition en quête d’arguments pour l’enfoncer, la mauvaise gestion des ressources de l’Etat par certains dépositaires de son autorité, et surtout la boulimie financière qui a caractérisé certains cadres sur lesquels le chef de l’Etat a placé sa confiance pour l’aider à diriger le pays, servent aujourd’hui d’argumentaire à l’opposition.

Au moment où l’affaire des 20 milliards du pétrole va connaitre un rebondissement par les soins de la Cour des Comptes qui l’instruit lors d’une ultime audience prévue dans les tous prochains jours, ce qui risque de remettre gravement en cause la fonction de président du Conseil économique et social occupée par Biyoghe Mba et l’immunité parlementaire de Julien Nkoghe Bekale, principaux accusés dans cette affaire, la logique voudrait que la Cour des Comptes s’autosaisisse également de l’affaire des 150 milliards dont le montant détournés représente sept fois celui du ministère du pétrole impliquant les deux cadres politiques de l’Estuaire aujourd’hui interpellés pour être entendu sur le détournement des 20 milliards du pétrole auprès des instances judiciaires.

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Le retour annoncé d’AMO qui affole Jean Te Ping

Alors que l’état de santé du ‘’Moïse’’ de Medouneu se serait considérablement amélioré (même s’il subsiste des séquelles au niveau de sa locution) André Mba Obame songerait sérieusement à rentrer au bercail.

De quoi ruiner à néant les rêveries pouvoiristes des ‘’Souverainistes’’ et leur nouveau gourou Jean Te Ping. Ce retour programmé au Gabon commence à faire trembler plus d’un dans l’opposition. Notamment Jean Te Ping, candidat adoubé par les ‘’Souverainistes’’.

En effet, alors que le candidat « naturel » de l’opposition, éloigné des cénacles politiques depuis plus de trois ans pour cause de maladie, n’avait pas encore dit son dernier mot ni, encore moins, accordé quelle qu’onction que ce soit au bridé d’Omboué qui en a pourtant besoin pour s’assurer du soutien des Fang en 2016, le Gabonais d’origine chinoise comme il se définit lui-même dans son dernier livre sur Kadhafi, était déjà dans les starting-blocks.

Peine perdue. D’autant que l’épreuve du temps vient de révéler qu’AMO, en fin politicien, préparait son retour. Selon des sources bien informées, l’enfant terrible de Médouneu s’apprêterait à revenir au Gabon pour préparer 2016.

Cette hypothèse a créé un véritable séisme au sein des troupes de Ping persuadées qu’une telle information, si elle venait à se confirmer, ne pourra que fragiliser d’avantage leur champion déjà mis à rude épreuve par la réhabilitation de l’Union Nationale ressentie comme un coup de massue à ses ambitions d’accéder à la magistrature suprême.

Car, désormais, les ‘’Souverainistes’’ devront choisir qui de Ping ou d’AMO serait à même de défendre leurs intérêts et ceux de l’opposition à l’élection présidentielle. Même si on sait que les ‘’Souverainistes’’ jouent à l’équilibrisme depuis la réhabilitation de l’Union Nationale pour avoir, dans un premier temps, opté pour le départ du président Ali, pourtant élu démocratiquement, avant 2016, se ravisant par la suite en apportant leur soutien à Jean Te Ping.

La récente réception de la diaspora en France par le même Te Ping, sous les auspices des ‘’Souverainistes’’, illustre parfaitement le malaise et l’ambiguïté d’une posture qui consiste à adouber Jean Te Ping pour parer à toute éventualité alors que AMO n’est pas encore mort.

De même, le mouvement des jeunes de l’Union Nationale semble ne pas trop comprendre pourquoi des missions se multiplient en Europe alors que le gros de l’électorat se trouve au Gabon. Dans tous les cas, le retour d’AMO est loin de soulever l’enthousiasme qu’on aurait pu attendre des ‘’partisans du changement’’ dont certains semblent l’avoir déjà enterré.

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Ping et ses “Pinguettes”

Pourquoi le Front de l’opposition pour l’alternance oppose-t-il son refus de prendre part à la mise en place du bureau du Conseil national de la démocratie ? Simple bouderie ? Stratagème en vue des prochaines échéances électorales ?

Première chose, le front n’est uni qu’autour d’un acteur, néo-opposant, complètement analphabète des rouages de la politique. Jean Ping, trentenaire de l’échiquier, bongoïste convaincu sous le parti unique et difficilement reconverti dans une joute politicienne qui ne fait guère battre son cœur avant, pendant et sous l’ère post-conférence nationale, pensait pouvoir se détâcher de cette « politicaillerie » qui s’est emparée de son pays.

L’occasion — en or — lui est offerte lorsque, grâce à l’entregent de Bongo père et fils, il se trouve propulsé à la tête de la Commission de l’UA, à Addis-Abeba. Bonne affaire ! Loin des yeux, loin du cœur !

Une parenthèse cependant. Si le néo-opposant vomit une bille aussi putride contre le fils de son bienfaiteur et mentor, c’est qu’il y a une bonne raison. Ali voyait venir quelque chose de pas catholique, ni même de chinois d’ailleurs, ce peuple étant reconnu travailleur et respectueux des traditions. Le présent nous dévoile en partie ce que mijotait celui qu’Omar appelait affectueusement Mao.

Deuxième chose, qu’est-ce que le Front de l’opposition pour l’alternance ? Une plateforme, donc un groupement de partis. Dans le schéma actuel, il est assujetti à un homme. Rien à dire au sujet de cette récupération, étant donné que la loi prévoit pareil cas de figure. Cela ne tombe-t-il pas sous les sens ?

Jean Ping, n’ayant pas un appareil politique, il est obligé de vivoter grâce à un conglomérat acquis à sa cause. Les formations qui ont fait bloc autour de sa personne constituent un bouclier sans lequel il est un roi nu. De la dizaine de partis dont il est question, seule l’UN peut tirer son épingle du jeu.

En effet, sur le terrain que vaut réellement l’UPG de Moukagni Iwangou ? Avant de livrer la bataille finale, il faut régler le problème interne relatif à la scission. URDP et UDPS ? Allez dans la rue et posez la question à un échantillon de dix personnes. La réponse est assurée : connais pas !

A Port-Gentil, EPI s’est taillée une belle couronne pour avoir galvanisé une bonne frange de l’électorat. Mais EPI n’est plus cette EPI-là qui avait, à sa tête, un certain Gabriel Tchango. L’eau a coulé dans l’océan !

Le PGP est une promesse trahie. Un parti ayant atteint une telle envergure dans les années 90 ne doit pas mourir parce que son chef a nom Me Agondjo Okawé. Pour ne l’avoir pas compris, Benoît Mouity Nzamba rate la porte de sortie.

Précision tout de même : pendant la bataille judiciaire entre l’adjoint du président du PGP décédé et successeur idéologique (Mouity Nzamba) et putatif (Me Séraphin Ndaot), il fallait trancher pour la survie du parti. Hélas ! C’est ce sous-parti qui va jouer les costauds aux côtés de Jean Ping. Autre aberration, le RNB. Que reste de cet autre monstre sacré des années 90 ?

Une coquille vide ! Tellement vide que son animateur tourne autour du pot depuis bientôt deux décennies. Image truculente : Le Pr Pierre Kombila Koumba, éminent cardiologue jusqu’au plan international, a cru faire un choix cartésien en portant tout le poids d’un parti ethnocratique. Aujourd’hui, il en paie un lourd tribut. Passons sur le MORENA de Luc Bengone Nsi.

Rien qu’à l’évocation du nom de l’homme, on éprouve des frissons… Pour le reste, ne forçons pas l’image. Autour de Jean Ping, ne sont réunis que des épaves politiques. Il a raison, Mao d’Omboué d’avoir décliné l’offre d’aller à la compétition au CND. Il savait ce qui l’y attendait. Pas si bête, le Chinetoque !

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